Sommaire
- Qu’est-ce que le sommeil en plusieurs phases ?
- Sommeil monophasique, biphasique ou polyphasique ?
- Quelles sont les différentes méthodes de sommeil polyphasique ?
- Quels sont les bienfaits supposés du sommeil polyphasique ?
- Le sommeil polyphasique permet-il réellement de dormir moins ?
- Les risques d’un sommeil polyphasique trop court
- Et fractionner son sommeil sans réduire son temps de repos ?
- Faut-il vraiment bouleverser ses nuits ?
L’idée a de quoi nous intriguer sur le papier… et si une nuit de 8h de sommeil d’affilée devenait en fait plusieurs petites siestes réparties tout au long de la journée ? Les enjeux : fractionner son temps de repos, raccourcir sa nuit et gagner de précieuses heures éveillé.
Vous allez découvrir que derrière cette organisation pour le moins inhabituelle, se cachent des méthodes aux noms presque futuristes… Everyman, Uberman ou encore Dymaxion.
Selon les pratiques, on peut tout à fait conserver plusieurs heures de sommeil la nuit et ajouter quelques siestes dans la journée, ou alors aller jusqu’à remplacer quasi entièrement la nuit par de courtes périodes de sommeil.
Seulement voilà, au-delà du côté intrigant, ces méthodes imposent bien souvent une belle réduction du temps de sommeil, pas vraiment compatible avec nos besoins ou notre grand plaisir de dormir…
Aujourd’hui, découvrons le sommeil polyphasique et ses drôles de rythmes !
Qu’est-ce que le sommeil en plusieurs phases ?
Habituellement, en tant qu’adultes, nous concentrons notre sommeil autour de la nuit qui en est le moment principal. Le principe d’une organisation fractionnée consiste au contraire à répartir le sommeil entre plusieurs périodes de la journée et de la nuit.
Cependant, il ne faut pas la confondre avec le simple plaisir de faire une petite sieste après le déjeuner ! Ce n’est pas la même chose.
Les méthodes polyphasiques les plus connues suivent des horaires assez précis et certaines n’hésitent pas à réduire drastiquement la durée totale de sommeil. Et c’est là que le sujet devient très sérieux.
Sommeil monophasique, biphasique ou polyphasique ?
Revenons à nos termes un peu techniques qui révèlent trois organisations bien distinctes.
- Le sommeil monophasique est celui que l’on connaît. Il est adopté par la plupart des adultes. On dort principalement la nuit et on reste éveillé pendant la journée ;
- Le sommeil biphasique, comme son nom l’indique, divise le repos en deux périodes. En général, il associe une nuit principale à une sieste diurne ;
- Le sommeil polyphasique multiplie les épisodes de sommeil au cours des 24h.
Le fractionnement existe donc sous des formes très différentes. Il faut admettre que l’écart est grand entre s’accorder une sieste en complément de la nuit et faire tenir le plus gros de son sommeil dans quelques créneaux de 20 minutes.
Attention toutefois, notre besoin de repos reste le même si nous changeons nos horaires. Santé publique France recommande pour un adulte au moins 7 heures de sommeil par 24 heures.
Quelles sont les différentes méthodes de sommeil polyphasique ?
Ici, les choses commencent à se corser un petit peu. Promettant de répartir autrement nos temps de repos, plusieurs modèles ont vu leur popularité grimper en flèche sur la toile.
Les différences entre ces méthodes tiennent à trois choses : le nombre de périodes de sommeil, leur durée et le temps passé à dormir sur 24h.
La méthode Everyman : la version avec la vraie nuit
Son nom signifie littéralement « monsieur Tout-le-monde », l’idée est donc de proposer une pratique moins radicale que celle d’Uberman que nous allons découvrir par la suite.
Avec Everyman, on conserve donc une partie de nos habitudes : quelques heures de sommeil la nuit, puis plusieurs courtes siestes pendant la journée. Il existe plusieurs variantes, mais la plus couramment présentée associe environ 3 à 4 heures de sommeil nocturne à deux ou trois siestes d’une vingtaine de minutes.
Vous verrez que c’est une formule qui nous semble déjà plus familière que les autres. Mais faites le calcul, une nuit de quatre heures accompagnée de trois siestes de 20 minutes ne représente toujours que cinq heures de sommeil sur 24 heures. On est loin des sept heures minimum recommandées !
Uberman : place à la version extrême
Übermensch signifie « surhomme » en allemand, ce qui annonce tout de suite une autre ambition. La méthode Uberman a été popularisée vers les années 2000 par Marie Staver, et elle pousse en effet le fractionnement beaucoup plus loin.
Ici, la nuit disparaît au profit de six siestes de 20 minutes, espacées de façon régulière sur 24h. Et le total a de quoi faire peur : à peine deux heures de sommeil par jour.
Selon les adeptes d’Uberman, l’organisme pourrait atteindre plus rapidement certaines phases de sommeil, parvenant ainsi à tirer davantage parti de ces courtes périodes de repos.
Mais les données scientifiques ne permettent pas de confirmer ces bénéfices. Un consensus international publié en 2021 déconseille même l’utilisation de ces rythmes qui réduisent fortement le temps total de sommeil.
Dymaxion : la version Buckminster Fuller
L’histoire de cette méthode est assez différente. Le terme Dymaxion est associé à l’inventeur américain Buckminster Fuller, et construit à partir de « dynamic, maximum et tension ». Il utilisait ce nom pour d’autres créations, de sa maison à sa voiture, avant que le nom ne soit également attaché à son expérience sur le sommeil.
Son principe repose sur quatre périodes de 30 minutes de sommeil toutes les six heures. Comme avec Uberman, cela représente donc aussi un total de deux heures de sommeil par jour. Cela semble léger. Fuller explique avoir lui-même expérimenté ce rythme avant de l’abandonner parce qu’il s’accordait difficilement avec celui de son entourage professionnel.
Vous pouvez encore trouver d’autres variantes, comme le sommeil triphasique, réparti en trois périodes.
Quels sont les bienfaits supposés du sommeil polyphasique ?
Pourquoi s’imposer un rythme aussi spécial ? Pour ses adeptes, l’argument tient en trois mots : gagner du temps.
En réduisant leurs heures de sommeil, ils disposent de plus de temps éveillés pour travailler ou profiter de leurs activités. Selon certains, la productivité serait meilleure, tout comme la capacité de l’organisme à atteindre plus rapidement les phases de sommeil les plus récupératrices.
Léonard de Vinci ou Nikola Tesla sont d’ailleurs souvent cités comme de célèbres dormeurs polyphasiques. Toutefois, les affirmations de ces belles histoires sont difficiles à documenter sérieusement. Et surtout, les bénéfices que l’on prête à ces méthodes manquent cruellement de preuves solides.
Le sommeil polyphasique permet-il réellement de dormir moins ?
Voilà finalement toute la question. Est-ce que réorganiser son sommeil signifie en réduire le besoin ?
Chez Epéda, on considère que s’offrir une sieste permet de répartir un peu son repos, certes, mais rien ne nous autorise à affirmer que notre corps ait soudainement besoin de moins dormir si on multiplie ces épisodes courts.
Comme vous le savez, notre sommeil est régi par une succession de cycles qui comprennent des phases. Notre organisme connaîtrait-il un raccourci magique pour condenser tous ces besoins dans quelques siestes savamment programmées ?
Pour nous, tout se joue sur le temps de sommeil conservé sur 24h. On peut peut-être le répartir autrement, mais attention au manque de sommeil si ce temps est insuffisant. Regardons cela en détail.
Les risques d’un sommeil polyphasique trop court
Avant de commencer à rêver d’une journée de 22 heures, c’est évidemment le point à avoir en tête.
Le problème vient moins du mot « polyphasique » lui-même que de la privation de sommeil qu’entraînent les méthodes les plus extrêmes.
Dans son dossier sur le sommeil, l’Inserm rappelle que les expériences de privation de sommeil mettent en évidence une altération des capacités de mémoire et du temps de réaction. Des travaux ont confirmé le rôle du sommeil dans la concentration, l’apprentissage et la mémorisation. Le même dossier associe la privation de sommeil à la fatigue et à la somnolence diurne. Et sur le long terme, le manque de sommeil implique différents risques pour la santé.
Et fractionner son sommeil sans réduire son temps de repos ?
C’est probablement la meilleure façon d’aborder le sujet. Vous souhaitez absolument vous mettre au sommeil fractionné ? Pour nous, cela n’implique pas forcément de dormir le moins possible !
Tout dépend du point de vue que l'on a. Par exemple, une sieste peut parfaitement compléter une nuit au lieu de vouloir la remplacer. Si vous ressentez le besoin de dormir pendant la journée, une sieste courte est idéale entre 12 et 15h pour recharger les batteries sans perturber le sommeil du soir.
Alors oui, on se rapproche davantage d’un sommeil biphasique, mais on reste quand même sur une base bien plus raisonnable que chez Uberman ou Dymaxion, non ?
Faut-il vraiment bouleverser ses nuits ?
Comme vous vous en doutez, chez Epéda, nous avons une certaine tendresse pour les belles et longues nuits passées sous la couette !
Le sommeil polyphasique, avouons-le, reste un sujet passionnant. Il aime nous rappeler que nos rythmes peuvent prendre différentes formes. Mais une nuit accompagnée d’une sieste et un protocole qui réduit le repos quotidien de plusieurs heures ne portent pour nous pas les mêmes enjeux.
Pour les adultes de 18 à 64 ans, notre repère reste un minimum de 7 à 8h de sommeil par jour.
Et au lieu de chercher à battre les records du temps passé éveillé, on préfère largement cultiver depuis 1929 une autre idée : celle du plaisir de dormir.
C’est pourquoi, dans notre atelier de Criquebeuf-sur-Seine en Normandie, nous fabriquons nos matelas avec passion pour offrir toutes les sensations de couchage que vous adorez. Nos sommiers viennent compléter votre ensemble, et nos accessoires sont là pour vous donner une raison de grappiller quelques minutes supplémentaires au lit ! Parce que quelques heures supplémentaires éveillé, c’est bien tentant, mais quelques heures sous la couette le sont tout autant, non ?
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