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Sommeil et bien être

Je n’arrive pas à dormir car je pense trop | Apaiser son esprit

Temps de lecture :  

7 min

Avec Epéda, une nuit paisible commence bien avant l’instant où l’on ferme les yeux ! Car nous savons bien que parfois, même quand le corps est fin prêt à dormir, l’esprit, lui, ne veut pas ralentir. Les pensées défilent, les préoccupations de la journée refont surface et les scénarios du lendemain s’invitent sous la couette… c’est souvent pendant ces moments-là que l’endormissement nous paraît hors de portée. 

C’est une situation loin d’être exceptionnelle. Les troubles du sommeil concernent de nombreux Français, et selon l'Inserm, l'insomnie touche entre 15 et 20 % de la population. Si vous êtes dans ce cas, que vous n’arrivez pas à dormir car vous pensez trop, découvrez pourquoi votre cerveau devient si bavard au moment du coucher, et quelles sont les solutions concrètes pour retrouver des nuits plus apaisées ! 

Quand le mental refuse de ralentir au moment du coucher

Quand vient le soir, notre corps commence à ralentir son activité, mais notre cerveau n’est pas toujours prêt à suivre le même rythme. Et quelque part, c’est logique, notre attention est constamment sollicitée dans la journée : le travail, les échanges, les déplacements, les nombreuses tâches du quotidien, etc. Une fois installé dans le lit, toutes ces stimulations disparaissent soudainement et l’esprit se retrouve avec plus de place pour vagabonder… 

Les spécialistes évoquent notamment à ce sujet un ensemble de régions cérébrales impliquées dans l'introspection, les souvenirs et les projections vers l'avenir. Autrement dit, quand le physique lâche prise, le cerveau se met naturellement à réfléchir. 

Le problème, c’est quand ces simples réflexions se transforment en rumination mentale. Les pensées reviennent alors sans cesse, et parfois sous forme d’inquiétudes… 

Le cercle vicieux rumination-insomnie

« Je n’arrive pas à dormir car je pense trop »… la rumination mentale fonctionne comme une boucle que l’on peine à interrompre. Tout commence par une pensée « Ai-je bien envoyé ce mail », puis une autre, « Et si la réunion de demain se passait mal ? », puis les minutes passent et une nouvelle préoccupation apparaît « Je ne dors toujours pas... ».

Et bien souvent, cette inquiétude prend forme de vigilance : notre cerveau surveille l’endormissement, ce qui rend précisément le sommeil plus difficile à atteindre. Le cercle vicieux se forme alors : Pensées → difficulté à dormir → frustration → vigilance → nouvelles pensées. En gros, plus nous cherchons à nous endormir, plus notre cerveau reste actif ! Le sommeil ne se force pas, il vient naturellement quand nous parvenons à tout relâcher.

Stress, anxiété ou surmenage ? 

Parfois, ces pensées nocturnes sont liées à un événement ponctuel : un examen, une décision à prendre, un conflit récent, etc. Dans ce cas, notre mental traite simplement une situation inhabituelle. 

Mais certaines personnes vivent une anxiété plus installée. Les préoccupations se multiplient et finissent par occuper une trop grande place dans le quotidien et au moment du coucher. 

Le surmenage aussi peut perturber le sommeil. Quand nos journées sont particulièrement chargées, le cerveau continue parfois à ressasser les informations accumulées, et c’est souvent là qu’on se dit qu’on n’arrive pas à dormir parce que l’on pense trop

Les répercussions d'un esprit qui peine à s'apaiser

Quand les ruminations mentales deviennent trop fréquentes et envahissantes, leurs effets dépassent le simple cadre du coucher, même si le premier impact concerne évidemment l’endormissement. Les pensées peuvent retarder l’arrivée du sommeil de plusieurs dizaines de minutes, voire plus. 

Et puis il y a ces personnes qui s’endorment sans la moindre difficulté mais qui se réveillent au milieu de la nuit avec un esprit déjà actif… Le lendemain, la fatigue mentale peut être conséquente. Cela se traduit souvent par des difficultés à mémoriser, à rester concentré et à gérer les émotions

Quand c’est régulier, l’accumulation de ces nuits perturbées entretient une relation compliquée avec le sommeil lui-même. Pour faire simple, nous n’associons plus le coucher au repos et il devient même parfois source de tension.

5 techniques pour apaiser votre esprit avant le coucher

Avec Epéda, découvrez plusieurs techniques validées qui permettent d’apaiser progressivement votre cerveau, et votre endormissement deviendra bien plus serein ! 

Respiration et relaxation corporelle

La respiration a un côté relaxant magique. Quand on commence à s’y intéresser, on se rend vite compte qu’il s’agit de la manière la plus simple et efficace pour envoyer un signal d’apaisement au corps. 

La méthode 4-7-8 l’une des plus populaires :

  1. Inspirez par le nez pendant 4 secondes ;
  2. Retenez votre respiration pendant 7 secondes ;
  3. Expirez lentement pendant 8 secondes ;
  4. Répétez ce cycle quatre fois ou plus si nécessaire. 

 

La cohérence cardiaque est aussi une autre approche intéressante :

  1. Inspirez pendant 5 secondes ; 
  2. Expirez pendant 5 secondes ; 
  3. Poursuivez pendant 5 minutes. 

 

Pourquoi cela fonctionne si bien ? Parce que ce rythme favorise la mise en route de notre système parasympathique. C’est un système nerveux qui a un effet profondément apaisant sur le corps. 

Le body scan est une bonne technique de relaxation. Peut-être que vous la connaissez déjà. Si ce n’est pas le cas, une fois allongés dans votre lit, il vous suffit de porter votre attention successivement sur les pieds, les jambes, le bassin, le dos, etc. et de passer ainsi l’ensemble de votre corps en revue comme si vous effectuiez un scanner avec votre esprit. 

C’est une pratique qui vous permet de ramener l’attention vers le corps afin d’éviter de penser. 

Mettre ses préoccupations sur papier avant de dormir 

Nos pensées persistent parfois simplement parce que nous avons peur de les oublier. Une solution consiste à les écrire, ou plutôt à les « déposer » sur un papier avant de se coucher

Prenez simplement quelques minutes pour noter : 

  • Vos préoccupations et vos idées ; 
  • Les tâches à accomplir pour le lendemain ; 
  • Les sujets qui occupent votre esprit. 

 

Vous comprenez le principe : quand les pensées sont écrites, le cerveau n’a plus besoin de les conserver en mémoire active. 

D’ailleurs, une étude publiée en 2018 dans le Journal of Experimental Psychology par des chercheurs de la Baylor University a montré que les participants qui rédigeaient leur petite liste de tâches avant le coucher s'endormaient plus rapidement que ceux qui notaient les activités déjà accomplies.

Restructuration cognitive simplifiée

Enfin, notre dernière technique consiste à créer un créneau de souci programmé. L’idée, c’est de choisir un moment précis en début de soirée, par exemple entre 18h et 18h15. Puis de mettre ce laps de temps à profit pour réfléchir aux problèmes qui vous préoccupent. 

Cherchez des solutions, notez vos idées ou organisez simplement vos priorités. Ensuite, lorsque ces pensées reviennent dans le lit, rappelez-vous juste que vous y avez déjà consacré du temps aujourd’hui, et que vous y reviendrez demain si nécessaire. 

Grâce à cette méthode, notre cerveau apprend progressivement à distinguer les moments consacrés à la réflexion et ceux réservés au sommeil. Et on oublie vite la fameuse phrase « je n’arrive pas à dormir car je pense trop »… 

Les pièges à éviter lorsque les pensées tournent en boucle

Certains réflexes nous paraissent logiques quand les pensées persistent... alors qu'ils entretiennent en réalité les troubles du sommeil : 

  • Rester au lit en attendant le sommeil : après de longues minutes d’éveil, beaucoup continuent d’attendre que le sommeil arrive. Or, quand l’endormissement n’est pas au rendez-vous, il vaut mieux quitter le lit un moment et pratiquer une activité calme dans une lumière tamisée. L’idée, c’est de garder une belle association entre le lit et le sommeil ;
  • Regarder l'heure en permanence : quand on n’arrive pas à dormir car on pense trop, c’est encore plus stressant de consulter l’heure… « il est déjà 2h du matin… il ne me reste plus que 4 heures avant le réveil… » Cette simple pensée suffit à réactiver le cerveau et à alimenter les pensées négatives ;
  • Utiliser les écrans : à partir d’une certaine heure, téléphone, tablette et ordinateur ne sont plus une distraction bienvenue pour notre cerveau, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Ils maintiennent notre attention éveillée et nous exposent à de nombreuses stimulations cognitives ; 
  • Dormir très tard le week-end : après une mauvaise nuit, la tentation est grande de récupérer plusieurs heures de sommeil le lendemain. Le soulagement est souvent au rendez-vous, certes, mais des horaires trop irréguliers perturbent davantage le cycle veille-sommeil ; 
  • Boire de l’alcool en guise de somnifère : si l’alcool peut effectivement aider certaines personnes à s’endormir, il fragmente sévèrement le sommeil pendant la nuit. Les réveils nocturnes peuvent être nombreux, et le repos devient moins réparateur. 

 

Créer une routine vertueuse pour préparer votre cerveau au repos

Les bonnes habitudes, en revanche, sont d’une aide précieuse pour retrouver le plaisir de dormir, et de s’endormir ! Alors chez Epéda, on vous a concocté une petite liste bien-être appropriée : 

  • H – 2 heures - commencer à ralentir : essayez de réduire les activités trop stimulantes ;
  • H – 1 heure - luminosité : à l’approche de l’heure du coucher, privilégiez un éclairage doux et chaleureux. L'ambiance de la chambre doit progressivement inviter au calme ;
  • H – 30 minutes - créer un rituel régulier : quelques gestes simples répétés chaque soir deviennent de véritables repères pour le cerveau. Vous pouvez par exemple préparer la chambre, lire quelques pages puis pratiquer un exercice de respiration, et si besoin, écrire votre liste du lendemain sur votre carnet ! 

 

Créer un environnement propice au calme et au sommeil

Bien entendu, l’environnement occupe une grande place dans l’expérience de sommeil. D’autant plus lorsque le mental est sollicité… voici comment créer des conditions plus favorables à l’apaisement : 

  • Une lumière douce et tamisée ;
  • Une température fraîche et bien adaptée ;
  • Une literie confortable ;
  • Moins de sources de bruit.

 

Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?

Il est tout à fait normal de traverser de temps en temps quelques périodes durant lesquelles les pensées nous envahissent davantage. Il n’y a pas lieu de s’alarmer. 

En revanche, certains signaux plus significatifs méritent une attention médicale : 

  • Des difficultés d’endormissements qui persistent sur plusieurs semaines ;
  • Une fatigue importante durant la journée ; 
  • Une baisse de concentration et de vigilance ; 
  • Des pensées anxieuses trop récurrentes. 

Selon les besoins, votre médecin peut vous orienter vers un psychologue, un psychiatre ou un centre spécialisé dans les troubles du sommeil. 

La Thérapie Cognitive et Comportementale de l'Insomnie (TCC-I) est aujourd'hui la prise en charge de référence pour les insomnies chroniques. Elle aide à modifier les habitudes et les mécanismes qui entretiennent les troubles du sommeil. 

Consulter n’est absolument pas un aveu d’échec ! C’est au contraire une démarche constructive pour retrouver de meilleures nuits. 

La literie : partenaire de nuits plus sereines

Quand l’esprit peine à ralentir, le confort de couchage prend encore plus d’importance ! Chez Epéda, nos matelas sont conçus avec soin pour favoriser ce relâchement total, si précieux pour l’endormissement et la suite du cycle de sommeil. La plupart sont hybrides, avec une base de ressorts ensachés brevetés Epéda. L’ajout de belles matières et les finitions main rendent chaque matelas unique, durable et authentique. 

Pour compléter votre literie premium, découvrez également nos sommiers et accessoires pensés pour accompagner harmonieusement le confort de votre matelas ! 

Ensemble, ils participent pleinement à créer un environnement accueillant : le corps comme l’esprit peuvent enfin se détendre et laisser place au sommeil.

Ce qu'il faut retenir

Pourquoi je pense trop le soir ? chevron-left

Car les sollicitations de la journée disparaissent. Cela laisse assez d’espace au cerveau pour revenir sur les événements passés ou anticiper ceux qui vont venir. 

Est-ce que penser trop empêche de dormir ? chevron-left

Oui, les ruminations nous maintiennent dans un état de vigilance qui complique l’endormissement.

La mélatonine aide-t-elle contre les ruminations ? chevron-left

La mélatonine agit plutôt sur les rythmes du sommeil. Elle ne traite pas directement les pensées envahissantes ou l'anxiété, qui nécessitent souvent d'autres approches.