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Sommeil et bien être

Dormir comme un loir | Quand notre sommeil s’inspire de la nature

Temps de lecture :  

3 min

Après une nuit des plus paisibles, il y a ces matins où l’on ouvre les yeux et on ne se souvient de rien… pas même d’avoir bougé une seule fois. Le genre de nuit où 8 heures passent comme un claquement de doigts. 

Pour raconter ces nuits-là, notre langue française ne manque pas d’imagination ! Elle convoque les marmottes, les bébés, les souches… et parfois même un petit rongeur que beaucoup d’entre nous auraient du mal à reconnaître en pleine nature. 

Ce mystérieux dormeur invétéré, c’est le loir ! Et vu son rythme de vie, vous allez vite comprendre comment il a gagné sa réputation de champion du sommeil et pourquoi on aime tant l’expression « dormir comme un loir » ! 

Pourquoi cette comparaison avec le loir ? 

On va le dire très simplement. Cette formule bien imagée désigne un sommeil long et profond, ces nuits où l’on a l’impression que rien ne peut nous tirer des bras de Morphée. 

Chez Epéda, c’est évidemment une idée qui nous plaît. Car derrière notre mignon petit loir se cache finalement une sensation que tous les amoureux du plaisir de dormir connaissent bien. 

Si l’expression dormir comme un loir appartient plutôt au registre familier, elle traverse très naturellement les générations. Mais pourquoi avoir choisi ce petit rongeur plutôt qu’un autre ? Pour le comprendre, il faut regarder ses habitudes de plus près. 

Un dormeur pas comme les autres

La réputation de grand dormeur de notre petit loir est amplement méritée. Contrairement à certaines expressions dont l’origine s’est perdue avec le temps, celle-ci repose sur du concret : le mode de vie de l’animal. 

Ce grand spécialiste de l’hibernation

Le loir gris se reconnaît à la couleur de son pelage, ses grands yeux noirs et sa queue bien touffue. Bien qu’il appartienne à la famille des Gliridés, il pourrait presque nous rappeler un petit écureuil. 

Et question sommeil, difficile de rivaliser avec lui… Car Monsieur hiberne tout de même d’octobre à avril ! Certaines sources évoquent également une période autour de sept mois, de septembre jusqu’au printemps. 

Alors attention quand même à cette comparaison. Hiberner et dormir toute une nuit ne sont évidemment pas la même chose. Durant son hibernation, l’organisme de l’animal tourne au ralenti. Mais pour nos ancêtres qui le voyaient disparaître pendant des mois, son image de gros dormeur était toute trouvée… Voilà comment ce petit animal mignon et discret a fini par se faire une place de choix dans notre vocabulaire ! 

Une expression vieille de plusieurs siècles 

Vous allez voir que cette réputation ne date pas vraiment d’hier. En effet, dès le début du XIIIe siècle, on trouve déjà une forme ancienne de l’expression. Aux alentours de 1202, le Roman de Renart contient la formule « dormant comme un loir ». 

Quelques siècles plus tard, l’image est toujours bel et bien là. Dans sa correspondance en 1871, Flaubert écrit par exemple qu’il « dort comme un loir » après avoir retrouvé son cabinet et ses affaires. 

La comparaison est parfaitement entrée dans nos mœurs aujourd’hui. Notre petit champion de l’hibernation s’est vraiment bien installé dans la langue française ! 

Une longue nuit est-elle toujours une bonne nuit ?

Quand on dit « j’ai dormi comme une marmotte » ou « comme un loir », c’est généralement très positif. On imagine tout de suite une nuit de rêve, paisible et sans réveil… et cette impression d’avoir vraiment bien dormi.

Mais dans la réalité, la durée du sommeil et sa qualité sont souvent confondues. En effet, passer beaucoup de temps au lit ne veut pas systématiquement dire que la nuit a été des plus satisfaisantes. Comme vous le savez, notre sommeil s’organise en cycles et différentes phases qui se succèdent. Notre ressenti au petit matin ne dépend donc pas uniquement de ce nombre d’heures passées sous la couette. 

Autrement dit, ne prenez pas trop le loir au pied de la lettre ! L’expression évoque surtout la sensation d’avoir dormi longtemps et profondément, mais sans être une mesure scientifique de la qualité de notre sommeil pour autant… 

Et entre nous, c’est déjà plutôt agréable de la prononcer au petit-déjeuner, non ? 

Les expressions qui ressemblent à « dormir comme un loir »

Bon, il faut quand même dire que notre loir est loin d’être le seul à avoir inspiré notre vocabulaire du sommeil. Il existe plusieurs expressions françaises qui racontent, à leur manière, une nuit particulièrement agréable. 

Dormir comme une marmotte est sans doute la plus proche. La marmotte hiberne elle aussi pendant plusieurs mois, expliquant facilement la comparaison ! 

Vous pouvez également dormir comme une souche… c’est-à-dire avec cette image de quelqu’un de parfaitement immobile, que rien ne semble pouvoir perturber. 

Concernant dormir à poings fermés, cette expression évoque elle aussi un sommeil profond. 

Le fameux dormir comme un bébé, lui, suggère plutôt un sommeil paisible et serein. Les jeunes parents souriront peut-être devant la comparaison… car dans la vraie vie, les nuits de nos tout-petits ne sont pas toujours aussi tranquilles ! 

Enfin, l’expression dormir du sommeil du juste appartient à un registre plus littéraire. Avec l’idée de celui qui s’endort la conscience en paix, elle désigne un sommeil profond et reposant.

Comment utiliser « dormir comme un loir » dans une phrase ?

Rassurez-vous, pas de gymnastique grammaticale en vue. Il vous suffit de conjuguer le verbe dormir comme vous savez le faire. 

Vous pourrez donc très bien dire :

  • « Cette nuit, j’ai dormi comme un loir. »
  • « Après son voyage, il a dormi comme un loir. »
  • « Avec cette pluie sur les fenêtres, je vais dormir comme un loir ! »
  • « Les enfants ont dormi comme des loirs après leur journée dehors. »

 

Cette expression (que l’on adore chez Epéda) appartient pour notre bonheur au langage courant. Vous ne la verrez pas dans un courrier formel… Elle trouve plus naturellement sa place au petit-déjeuner ou dans une conversation entre amis ! 

Comment retrouver le plaisir d’une vraie bonne nuit ?

Vous aussi, vous souhaitez vous comparer au loir ? Impossible pour nous de vous proposer sept mois d’hibernation, mais c’est probablement mieux ainsi !

Pour vous préparer un petit cocon de sommeil, nous avons quelques petites habitudes beaucoup plus adaptées aux humains !

Un rituel qui annonce doucement la nuit

Notre organisme est un féru de régularité… c’est pourquoi nous vous recommandons notamment de conserver des horaires de coucher et de lever aussi réguliers que possible, week-end compris, et de limiter l’exposition aux écrans le soir.

On vous conseille donc de profiter de vos dernières minutes avant le coucher pour ralentir le rythme, et pourquoi pas créer un petit rituel apaisant ? Quelques pages d’un livre, une musique tranquille ou juste un moment de calme, l’idée est simplement de terminer la journée en douceur. 

Une chambre qui donne envie de fermer les yeux

Une fois dans votre lit, l’environnement prend naturellement le relais. Les bonnes conditions pour dormir exigent du calme, de l’obscurité et une température agréable.

Et comme nous sommes chez Epéda, difficile d’oublier le cœur de la chambre : votre couchage. Un matelas choisi avec soin, qui correspond à votre morphologie et aux sensations recherchées, fait toute la différence pour vos nuits de sommeil. 

Dans notre atelier de Criquebeuf-sur-Seine, en Normandie, nos Beaux-Faiseurs donnent vie à des matelas aux différents conforts, avec une attention toute particulière portée aux finitions. 

De là à vous promettre de dormir comme un loir ? Nous préférons laisser cette performance à notre petit champion de l’hibernation ! Chez Epéda, nous mettons plutôt tout notre savoir-faire au service du plaisir de retrouver son lit chaque soir. 

Le saviez-vous ? Quelques anecdotes sur le loir

Encore quelques lignes sur notre petit loir avant de le laisser retourner dormir. 

Saviez-vous que dans la Rome antique, le loir était considéré comme un mets très recherché ? Certains Romains pouvaient même élever des loirs destinés à être consommés dans des récipients appelés gliraria… Une destinée bien éloignée de nos chambres à coucher ! 

Les amateurs de littérature connaissent peut-être aussi le Dormouse d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, un autre représentant célèbre de la famille des Gliridés. Dans le fameux goûter du Chapelier, le petit animal passe une bonne partie de son temps… à somnoler ! 

Vous l’avez compris, après des siècles passés dans notre langue courante et quelques apparitions dans la littérature, le loir n’a plus rien à prouver côté sommeil. Et la prochaine fois que vous annoncerez fièrement avoir dormi comme un loir, vous saurez très bien à qui vous vous comparez ! 

Ce qu'il faut retenir

Pourquoi dit-on « dormir comme un loir » ? chevron-left

L’expression nous vient tout droit des habitudes de ce petit rongeur, connu pour sa très longue période d’hibernation. L’image du grand dormeur s’est installée depuis longtemps dans la langue française. 

Peut-on dire « dormir comme une souche » ? chevron-left

Oui ! Cette expression désigne également un sommeil très profond. La comparaison n’est plus celle d’un animal qui hiberne, elle fait référence à l’image d’une souche parfaitement immobile.

Depuis quand utilise-t-on l’expression « dormir comme un loir » ? chevron-left

La formulation « dormant comme un loir » est attestée dès le début du XIIIe siècle dans le Roman de Renart. Notre expression a donc déjà plusieurs siècles de sommeil derrière elle !