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La régularité de nos journées a quelque chose de fascinant… Le soleil se lève et sa lumière nous accompagne, puis quand le soir revient, cette envie de ralentir nous prend jusqu’au plaisir de retrouver notre lit. C’est une succession qui nous paraît tellement naturelle qu’on n’y fait guère attention.
Et pourtant, cette alternance jour-nuit nous donne le tempo depuis toujours ! Notre organisme se met lui aussi au diapason de cette jolie mécanique : sommeil, éveil, température corporelle, hormones…
Chez Epéda, ce rythme qui nous ramène chaque soir dans les bras de Morphée a tout pour éveiller notre curiosité ! Son petit nom ? Le cycle nycthéméral, « tout simplement ».
Au rythme des jours et des nuits
Derrière ce cycle et son mot aux airs très savants se cache une idée que nous connaissons pourtant tous ! Il puise ses origines dans le grec ancien, avec núx / nuktós pour la nuit et hêméra pour le jour. Un nycthémère, c’est donc une période complète de 24h avec ses alternances entre le jour et la nuit.
Voilà pour le décor. Quant à l’intérieur de notre organisme, une autre histoire se joue en parallèle : celle de notre rythme circadien.
Nycthéméral et circadien : quelle différence ?
Tellement ils aiment passer leur journée ensemble, on pourrait facilement finir par les confondre…
Le cycle nycthéméral correspond à ce qui se passe autour de nous : un jour, une nuit et 24 heures qui s’écoulent avant que tout recommence.
Le rythme circadien, lui, désigne nos rythmes biologiques internes qui évoluent sur une période d’environ 24h.
C’est un peu comme si le jour et la nuit donnaient le tempo à notre horloge interne qui, elle, cherche à rester dans le rythme. Et pour y parvenir, elle se fie à un repère particulièrement précieux : la lumière.
Quand la lumière guide notre horloge interne
Saviez-vous que notre principale horloge biologique se trouve dans l’hypothalamus ? Et plus précisément au niveau des petites structures appelées noyaux suprachiasmatiques ? On vous l’accorde, le nom est un peu moins poétique que « plaisir de dormir »… Mais ces quelques milliers de neurones jouent un rôle clé pour nous aider à rester calés sur le rythme des 24h.
Leurs yeux sur le monde ? Ce sont les nôtres ! La lumière captée par la rétine est transmise à notre horloge interne qui en tire de précieuses informations sur le moment de la journée où nous en sommes.
Quand le soir donne le signal
Vous l’avez donc compris, notre organisme prépare sa nuit à mesure que la lumière diminue. Concrètement, une hormone commence à augmenter, celle qui régule notre rythme veille-sommeil : la mélatonine !
Ensuite, le matin, la lumière reprend le relais pour synchroniser notre horloge avec une nouvelle journée.
Ce qu’on dit toujours finalement, à savoir une chambre sombre, une lumière plus douce en soirée et des rideaux ouverts dès le réveil, ça colle plutôt bien avec cette mécanique naturelle, non ?
Les 24 heures de notre horloge biologique
Notre organisme évolue aussi entre le jour et la nuit. Repos, vigilance, hormones… ce qui rend la chronobiologie si curieuse : notre corps suit des rythmes dont nous avons à peine conscience.
Sommeil et vigilance : à chaque heure son énergie
Pendant la journée, notre énergie connaît des hauts et des bas, nous le ressentons tous. Notre rythme circadien y participe clairement, avec des moments bien éveillés et d’autres où une petite pause devient vraiment tentante.
On pense notamment au fameux coup de fatigue du début d’après-midi. Le déjeuner n’est en effet pas le seul à blâmer. Notre horloge interne est aussi responsable de ce petit creux de vigilance.
Notre température corporelle suit elle aussi le mouvement
Notre température aussi suit son propre rythme. Évoluant sur 24h, elle a tendance à diminuer pendant la nuit et à remonter durant la journée. C’est pourquoi nous évoquons souvent la baisse de température corporelle qui accompagne la préparation au sommeil.
Et du côté de nos hormones ?
Ici aussi, chacune semble avoir son heure.
Le soir, lorsque la lumière diminue, la production de mélatonine augmente. Le cortisol suit la dynamique inverse, avec des concentrations qui augmentent en fin de nuit et autour du réveil.
Toutefois, il existe encore d’autres hormones et fonctions métaboliques qui montrent des variations au cours des 24h. Notre organisme suit tout un calendrier intérieur !
Que se passe-t-il si notre rythme se décale ?
Si notre horloge interne adore ses habitudes, dans notre quotidien, on ne suit pas toujours bien sagement le cycle nycthéméral : voyages, travail de nuit, horaires décalés… Et en général, nos nuits ne tardent pas à nous le faire sentir.
Jet lag : quand notre horloge voyage moins vite que nous
Quand un avion traverse plusieurs fuseaux horaires en quelques heures, notre horloge biologique, elle, voyage à son rythme. C’est tout le principe du jet lag !
S’il est logique de se mettre à l’heure locale dès l’arrivée, notre organisme reste en partie réglé sur celle d’origine. Le sommeil peut donc survenir en pleine journée, ou au contraire, se faire désirer une fois au lit.
Heureusement, notre horloge finit progressivement par se resynchroniser. Et pour l’aider à reprendre ses marques, on retrouve une vieille connaissance : la lumière.
Travail de nuit : jour et nuit échangent leurs rôles
Quand on travaille de nuit, notre horloge interne doit donc composer avec des horaires qui bousculent le cycle nycthéméral. On lui demande de rester active pendant la nuit, puis de trouver le sommeil lorsque le jour et la lumière sont de retour.
Alors forcément, notre rythme circadien ne change pas sur commande. Le décalage entraîne souvent des difficultés de sommeil et davantage de somnolence. Aujourd’hui, les effets du travail nocturne sur la santé sont d’ailleurs très étudiés.
Bien sûr, chaque personne réagit en fonction des horaires, de son chronotype et de ses habitudes. Nous ne sommes pas tous égaux face à ces décalages.
Comment remettre son horloge à l’heure ?
À défaut de nous demander de vivre avec un chronomètre en main, notre horloge biologique apprécie surtout les repères suffisamment réguliers. Et le premier se trouve juste sous notre nez, au réveil : s’exposer à la lumière dès le matin facilite la synchronisation de notre rythme circadien avec l’alternance du jour et de la nuit.
Nos horaires comptent aussi, c’est pourquoi nous insistons souvent sur le fait de se lever et se coucher à des heures relativement régulières. Cela permet de conserver de bons repères d’un jour à l’autre, week-end compris autant que possible.
Quand la soirée arrive, on change doucement d’ambiance. On privilégie une lumière plus douce et on essaie de ralentir. C’est le moment du rituel calme pour s’offrir une transition agréable entre le temps de l’éveil et celui du sommeil.
On garde à l’esprit que notre horloge interne reste sensible aux repères que nous lui offrons. Dans certaines situations, la luminothérapie est utilisée pour agir sur le rythme circadien. Selon le moment où elle est pratiquée, elle permet d’avancer ou de retarder notre horloge.
Toutefois, en cas de trouble installé, il vaut mieux bénéficier d’un accompagnement médical plutôt qu’improviser son programme lumineux.
La chronobiologie au-delà de nos nuits
La chronobiologie s’intéresse à l’évolution de nos fonctions biologiques avec le temps. Elle nous aide à mieux comprendre des domaines comme le sommeil, mais aussi comme l’alimentation, le sport ou encore la médecine.
La chronopharmacologie, par exemple, étudie la façon dont le moment d’administration d’un médicament peut influencer ses effets. Une belle illustration de cette idée : l’heure compte énormément dans notre organisme.
D’ailleurs, notre horloge interne passionne la science depuis longtemps, au point de décrocher les honneurs du Nobel ! En effet, en 2017, Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young ont reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine pour leurs découvertes de mécanismes moléculaires qui contrôlent le rythme circadien.
Epéda | Le plaisir de dormir au bon rythme
Le cycle nycthéméral nous raconte finalement une histoire que nous connaissons intimement chez Epéda : une journée qui s’efface progressivement pour laisser toute sa place à la douceur de la nuit…
Car c’est depuis 1929 que nous accompagnons ce moment que vous aimez tant ! Dans notre atelier normand de Criquebeuf-sur-Seine, nos Beaux-Faiseurs perpétuent notre savoir-faire français à travers le travail des matières, la précision des machines et certaines finitions réalisées à la main.
Et quand votre horloge interne vous invite au relâchement, nos matelas sont là pour vous offrir la plus douce parenthèse de vos 24 heures !
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